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| Philippe se fait réprimander par son père pour ne pas avoir eu son bac à cause de l'anglais. [Philippe] Hé oui, sans l'anglais, j'avais la moyenne... [Bosquier] Un... [Isabelle] Un ? Avoir un en anglais ?! On n'a pas idée... [Philippe] J'suis pas doué pour les langues... [Bosquier] Tu vas le devenir... [Isabelle] Tant pis pour tes vacances, tu travailleras ici, avec les rattrapages... [Bosquier] Comment, comment, comment ?! Mon fils parmi les lézards du collège ? Une belle publicité, ça ! [Isabelle] J'ai une idée... [Bosquier] Non ! J'en ai une meilleure... Tu partiras en Angleterre pour un mois... [Philippe] Mais p'pa, j'avais fait des projets ! [Bosquier] Je m'en fous ! Je t'échange avec la fille de Mac Farrell, le marchand de whisky... alors tu vas là-bas, elle vient ici, on lui parle français, toi ils te parleront anglais, et tu l'auras, ta moyenne ! [Isabelle] Ton père a raison, c'est une excellente idée... [Gérard arrive] Papa ! [Bosquier, enjoué] Aaaah ! Heureusement que j'ai celui-là ! Un brillant sujet, discipliné, affectueux, hmm ! Et en 1ère à 16 ans ! Hmmm, qu'est-ce qu'il y a, mon bon petit ? [Gérard balance] Y'a du schtroum dans le dortoir des 2nde, ils se bagarrent à coup de flotte, et ils enferment les Le Guennec dans les cabinets... [Bosquier] Très bien, je te remercie, je vais m'occuper de ça... tiens, mon tout-petit... [il lui donne de l'argent] [Gérard] Je vais continuer mon herbier... et j'en suis aux crucifères... [Gérard, content] Hmhmhm ! Ce sera lui, mon bâton de vieillesse ! [Philippe] Un bâton merdeux, oui ! [Isabelle] Philippe, ne sois pas vulgaire... [Bosquier, avec un accent approximatif] The next week, you'll be going to London, my boy! You understand? [Philippe] Yes, Father. [Bosquier] Bon, maintenant, je vais m'occuper de Le Guennec... [...]
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[Chastenet] Eh bien Bargin, quelque chose qui vous tracasse ?
[Bargin] Oui Monsieur... e.. est-ce que je peux sortir, s'il vous plaît ?
[Chastenet] Est-ce vraiment indispensable ?
[Bargin] Oh oui, m'sieur... c'est urgent, oui...
[Chastenet] Bon bah allez-y...
[Bargin] Oh merci m'sieur...
[Chastenet] Et dépêchez-vous, hein !
[...]
[Bargin se rend dehors pour aborder Shirley qui vient d'arriver. Sa voiture a un pneu crevé, et elle éprouve des difficultés à le dévisser]
[Bargin] J'peux vous aider ?
[Shirley] Oh, you surely can!
[Bargin, qui n'a rien compris] Euh, excuse-me, but, qu'est-ce que vous dites ?
[Shirley] Oh... You, help me with my tyre?
[Bargin] Oh, yes, yes, yes, but... euh... you... embrasser moi un peu, avant ?
[Shirley, qui a rapidement compris] Hmmm... do untyre first... and... kiss après !
[Bargin] Ah euh... avant et euh... vous... embrasser après ! Okay... |
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Gérard a prévenu son père que tous les garçons venaient "aider" Shirley. Il se rend alors auprès d'elle, et tombe sur le professeur qui, lui aussi, est tombé sous le charme.
[Bosquier] Ah là ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce que c'est que ça ? M. Chastenet ! Vous me paierez ça très cher ! Y'a-t-il une heure qui vous conviendrait pour venir me voir à mon bureau ?
[Chastenet, intimidé] Dans une demi-heure ?
[Bosquier] Ce sera pour le thé, oui
[Chastenet] Pour le thé...
[Il se tourne vers Shirley]
[Bosquier] Bon, M. Bosquier ! C'est moi ! Moi, ici, ici ! M. Bosquier !
[Shirley] Oh, M. Bosquier ! How do you do?
[Bosquier] Have you had a good trip? [Elle ne comprend pas] Trip, voyage...
[Shirley comprend mieux] Oh, voy... euh.. très très bon, merci !
[Bosquier] Vous devez être fatiguée... [Elle comprend difficilement] Fatiguée...
[Shirley] Oh, tired! No, no! Hem... J'ai, euh... je suis, euh... j'ai... la forme pleine !
[Bosquier, inquiet de ses difficultés] Oh là là... bon, you come with me!
[...]
[Bosquier] C'est la première fois que vous venez en France ?
[Shirley] Oh no! Euh... la deuxième ! Mais euh... il faut me parler français ! Hem... je veux tout apprendre avec le français !
[Bosquier, dans sa barbe] Ah bah faudra faire un tri !
[Shirley] Huh?
[Bosquier] Bon allez, allons à l'appartement ! |
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[Isabelle] On peut bien l'autoriser à sortir une fois par semaine !
[Bosquier] Oui, attends... Gérard ! Viens ici !
[Gérard] Attends papa, je suis en train de classer les feuilles de mon herbier ! Une primulacée tardive ! C'est extrêmement rare en cette saison !
[Bosquier] Oooh, il est charmant... viens ici, mon tout petit !
[Gérard] Tu vois papa... c'est une primulae officinalis !
[Ses parents] Ooooh... [Bosquier] Et comment l'as-tu trouvée ?
[Gérard] Derrière la buanderie !
[Bosquier] Non, je te parle pas de ça... je te parle de Shirley Mac Farrell, comment l'as-tu trouvée ?
[Gérard] Oh moi, les nanas, tu sais... [hin... mais encore ?] Pas terrible ! [Ah non ?] Moins je la verrai, mieux ça vaudra !
[Bosquier] Eh bien à partir d'aujourd'hui, tu la verras tous les jours ! [Moi ?!]
[Bosquier] Oui ! Les musées, le cinéma, les conférences, tout le bazar... voilà ! Tu l'accompagneras partout !
[Gérard] Oh, c'est pas un cadeau...
[Bosquier] Mon bon petit Jésus... [il lui donne encore de l'argent. Gérard se montre gêné]
[Il part. Bosquier, à sa femme] Il est mignon... Comme ça, avec lui, y'aura pas de changement de programme ! |
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Gérard, qui éprouve des difficultés à conduire la Mini de Shirley, percute de peu un homme costaud qui, coincidence, possède exactement la même voiture avec conduite à gauche.
[L'homme fort] Ah, nom de Dieu !
[Gérard, dans la voiture] Pauv' mec !
[L'homme fort] Mais il est complètement dingue, celui-là ! J'vais lui casser la gueule... [Il remonte dans sa voiture]
Au même moment, Bosquier, qui a vu son fils conduire, le poursuit en voiture. Il suit la Mini de l'homme fort, en la prenant pour celle de Shirley.
[Bosquier] Hé hé hé ! Attendez, mes cochons ! [Il fait un crochet pour lui barrer la route] Et voilà ! Cette fois-ci, j'te tiens ! Allez, descends ! Allez, descends !
[Bosquier] Allez hop, tu vas voir ce que tu vas prendre ! [L'homme sort de sa voiture, l'air méprisant]
[Il s'aperçoit de sa méprise] Excusez-moi monsieur... mais je croyais que c'était la voiture de mon fils !
[Il l'interrompt] C'est pas raisonnable, ça, pépère ! C'est pas raisonnable... pourquoi tu m'cherches ?!
[Confus] Mais je ne vous cherche pas, Monsieur ! C'est un quiproquo qui s'est installé !
[L'homme fort] Mais tout le monde peut s'tromper, pépère ! Mais recommence pas, sinon, ça va être ta fête ! D'ac ?!
[Bosquier] Excusez-moi...
[Menacant, il le prend par le col] Sinon, ça va être ta fête ! D'ac ?!
[Bosquier, très intimidé] D'ac ! |
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Tous se retrouvent à table pour dîner. Bosquier fait semblant de ne pas savoir ce qu'ont fait Shirley et Gérard durant la journée...
[Bosquier] La journée a été bonne ?
[Gérard] Oh, excellente, Papa ! [Oh bah j'suis bien content...]
[A Shirley] The day was good for you?
[Shirley] Oh, splendid, thank you! [I am very glad...]
[Bosquier] Dites, vous vous foutez de moi, là, en ce moment, hein ? Vous vous foutez de moi, hein ! J'en ai jusque là, je vais même vous dire la vérité, j'en ai jusque là !
[Isabelle] Charles, calmez-vous ! Dorénavant, je suis sûre qu'ils seront très sages !
[Bosquier] Miss Mac Farrell ! Vous dissipez tous mes élèves avec vos tenues excentriques ! Vous avez rendu mon fils idiot ! Regardez-le ! Et presque assassin...
[Shirley] No compris !
[Bosquier, hors de lui] Je m'en fous ! J'ai même failli être étranglé par un énergumène !
[Isabelle] Pas possible ! [Oui !]
[Bosquier] Aussi, j'espère que vous voudrez bien m'excuser ce léger mouvement d'humeur...
[Il enchaîne] Allez vous coucher, vous ! [What?] Go to bed! [A son fils] Va au lit aussi, toi ! Et repasse ton code de la route !
[A sa femme] C'est un faux-jeton, un cafard et un mouchard ! J'ai horreur de ces gens-là, horreur !
[Isabelle] Charles, vous n'auriez pas dû...
[Bosquier] Il faut les mettre au pas, voilà ! [A la servante] Allez vous coucher, vous ! [Moi aussi ?!]
[...]
[Shirley, irritée, fait ses valises. Gérard entre] Bah, qu'est-ce que tu fais ?!
[Shirley] Mes valises ! J'en ai assez de ton père ! School is finished! L'école est finie !
[Bosquier] Ah mais, tu vas pas t'en aller avec Bargin, hein, sinon je l'dis à Papa !
[Regard faussement attendri] Oh, sweety! Oh, you sweet little thing! Gentil ! Gentil ! [Elle le pousse dans le placard et l'enferme] Bye bye ! |
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[Bosquier] Il a fait mal, il a fait mal, il a fait mal... il est jeune, quoi ! Tous les enfants sont turbulents... Enfin... ça vaut mieux qu'être malade !
[MacFarell] Oh, he is! [Comment ?] Il est mal ! [Hein ?!] Malade...
[Bosquier] Il est malade ?! Mais j'avais rien compris, moi !
[Au chauffeur de taxi] Alors, plus vite, s'il vous plaît ! [Can you move on, would you?]
[Bosquier] Mais c'est pas grave, au moins ?! [What?] Is it not serious ? [I don't know]
[Bosquier] I don't know, I don't know... oh quick please, oh là là !
[Bosquier] Mais euh... qu'est-ce qu'il a ? [Indigestion!]
[Bosquier] Oh là là... Mais de quoi ? [Euh... champignons !]
[Bosquier] Comment ?! Champignons ! Mais pourquoi vous lui avez donné des champignons ? [Quoi ?]
[Bosquier] Pourquoi vous lui avez donné à manger des champignons ? [I don't know...]
[Bosquier] Toujours I don't know! You looks bizarre, you! [Who does? Champignons ?] Nan, you !
[Ils arrivent au manoir Mac Farrell. Mme Mac Farrell prévient Michonnet] Philippe ! Quelle surprise ! Votre père qui vient vous voir !
[Michonnet] My father? Mon père ? Non, je veux pas le voir ! Non, je veux pas voir mon père, non ! [Il se cache sous les draps]
[Bosquier arrive avec Mac Farrell] Qu'est-ce qu'il a ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ?
[Mrs. Mac Farrell] Vous inquiétez pas, il va mieux ! [Il va mieux ?]
[Bosquier] Mais qu'est-ce qu'il fabrique là-dessous ?!
[Mrs. Mac Farrell] Oh ! Mais non ! Allons ! Eh ! Allons ! Mais... alors !
[Il soulève le drap] Ooooh !
[Mac Farrell, qui ne comprend pas] Qu'est-ce qu'il y a ?
[Bosquier] Où est Philippe ? Où est Philippe ? [J'en sais rien !] Où est Philippe ? [Mais j'en sais rien, je sais pas !] Où est Philippe ? [Je sais pas, je sais rien !]
[Il commence à le frapper] Où est Philippe ? [Aïe !] Je sais rien ! [Aïe !] Où est Philippe ? [Je sais rien !]
[Il arrête de le frapper] Michonnet...
[Mac Farrell, étonné] Bichonnet ? Qu'est-ce que c'est ?
[Bosquier] Je sais pas, j'en sais rien, c'est un diminutif de quand il était petit... Faut dire que quand il était petit, il était déjà aussi gros ! [Il tape sur son ventre]
[Mac Farrell] Well, nous vous laisser, à tout à l'heure... Bichonnet...
[Bosquier] C'est ça... [A Michonnet] Michonnet... on se retrouvera à la rentrée... en attendant, vous allez rester ici jusqu'à nouvel ordre ! [Oh non m'sieur ! Pas ç...]
[Bosquier] SI ! Mais ne dites rien, hein ! Parce que si la vérité éclate, et ce sera le scandale ! Alors, [tapant sur son ventre] pas de fausse note ! |
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[Bosquier] Qu'est-ce que c'est ?
[Mac Farrell] Oysters à la parisienne.
[Michonnet] Oui, ce sont des huîtres dans de la soupe au lait.
[Bosquier] Oooh ! Ca, c'est étonnant !
[Il goûte] Mmmh ! C'est délicieux ! Delicious! Mmmh ! Mange, mon fils ! C'est délicieux, mange ! Mmh, que c'est bon ! Oïe aïe aïe... allez mange, allons !
[Un autre plat arrive] C'est la tarte, ça ?
[Michonnet] Ah non, ça, c'est le poisson ! C'est du haddock.
[Bosquier] Aaaah ! Et ça ? [désignant des fruits]
[Michonnet] Ah bah ça, ce sont des petites mandarines !
[Bosquier] Et puis ça, là ?
[Michonnet] Ah bah ça, ce sont des cerises...
[Bosquier] Oooh... et puis ça ?
[Michonnet] Ah ben la sauce, c'est une mayonnaise à la menthe... [il ouvre de grands yeux]
[Bosquier] Oooh, c'est bon la menthe ! Mmmmh !
[Il goûte] Mmmh ! [La bouche pleine] Delicious! Delicious! Allez mange mon garç...
[Un autre plat arrive] Alors ça, ça, c'est le dessert !
[Michonnet] Oh non ! [Hein ?] Non, ça, c'est la viande ! Avec la chantilly...
[Bosquier] Ooh... ça c'est étonnant... allez...
[Il goûte] Mmmh ! Delicious, it's delicious! Tiens, mange, mange, allez mange mon fils ! Allez hop ! Et faut finir le plat, maintenant... tout le plat ! Mmh, delicious... Mmh ! |
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Bosquier est de retour d'Angleterre.
[Isabelle] Oh Charles, enfin, je commençais à m'inquiéter ! Pourquoi n'avez-vous pas téléphoné ? [A la servante] Mettez le couvert de monsieur... [bien madame !]
[Bosquier] Non, c'est inutile, j'ai déjà déjeuné dans l'avion !
[La servante] Oh, monsieur goûtera bien mon flan breton, avec une bonne gelée de mûres !
[Bosquier] Non, allez vous coucher, vous !
[La servante] Oh... mais il est deux heures de l'après-midi !
[Bosquier] Oui, bah, allez faire la sieste, alors !
[La servante] Mais j'ai pas déjeuné !
[Bosquier] Bah, vous mangerez après !
[La servante] Après la sieste ?! [Oui !] Ce sera le dîner !
[Bosquier] Bon, après le dîner, qu'est-ce qu'on fait ? On se couche !
[La servante] Et puis j'aurai toujours pas déjeuné !
[Bosquier, s'énervé] Alors, que faire ?!
[La servante, exaspérée] Se coucher ! [Voilà !] Se coucher ! [Voilà...]
[...]
[A sa femme] Savez vous qui j'ai trouvé à la place de Philippe ?
[Isabelle] Stéphane Michonnet !
[Bosquier] Exactement ! A moitié empoisonn... [il réalise] Comment ça ? Vous le saviez ?!
[Isabelle] Après votre départ, Gérard m'a tout raconté...
[Bosquier, à son fils] C'est pas possible... tu le savais !
[Sec] Où est Philippe ? [Je n'sais pas !]
[Plus fort] Où est Philippe ?! [Je n'sais pas !]
[Isabelle] Si, Gérard ! C'est toi qui m'as dit qu'il était parti avec des camarades sur un bateau !
[Bosquier, étonné] Sur un bateau ?! Pour aller où ?
[Gérard, résigné] Au Havre...
[Bosquier] Au Havre ?!
[Isabelle] Le plus ennuyeux, c'est que la petite Shirley est partie avec eux...
[Bosquier] C'est pas possible !
[...]
[A sa femme] Bon, calme-moi, toi ! CALME-MOI !
[Elle lui masse le visage] Mieux que ça ! |
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Bosquier trouve un bateau à voile identique à celui décrit par Gérard. Il surprend son occupant en le frappant... mais, pas de chance, il s'agit de l'homme fort à la Mini, qu'il avait importuné précédemment !
[Bosquier frappe l'homme sur le bateau] Tiens !
[L'homme fort se retourne] Aaaah... c'coup là pépère, tu peux pas dire que tu m'cherches pas !
[Confus et effrayé] Non, mmnh... écoutez cher monsieur, [si je t'attrape...] Aïe, ouille ! [Il le soulève]
[L'homme fort] Tu cherches ton fils, hein ?!
[Bosquier] Exactement ! Je cherche mon fils !
[L'homme fort] A la flotte, pépère ! [Ah non !]
[L'homme fort] A la flotte ! Y'a qu'ça d'vrai pour les dingues comme toi !
[L'homme fort] T'es venu comment ? [Eh ben sur un bateau, je...] Eh ben j'te raccompagne... [non, non] mais si, mais si, mais si... ALLEZ HOP !
[Il le lance sur le bateau, et fait démarrer le moteur] Et que j'te revoie plus, hein ! Que je te revoie plus ! |
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Une bagarre éclate dans un bar sur le port, où se trouvent Philippe, Shirley, leurs amis... et Charles Bosquier, venu leur prêter main forte.
[Rose, la patronne] Oh, les salauds ! Oh, les cochons ! Oh, les fachos !
[Elle court à l'escalier, en haut duquel se trouve perché un téléphone] Allô ? Allô, les flics ? Ici, c'est Rose ! Oui... pointez-vous vite fait, hein, ça urge !
[Les gens se battent. Le musicien, lui, continue de jouer de l'accordéon]
[Rose, toujours au téléphone] Mais non, pas dans vingt ans ! Tout de suite ! Ils sont en train de casser la baraque, ils cassent tout !
[Un groupe de personnes s'approche de l'escalier]
[Rose] Oh mais oui, dégrouillez ! [Les personnes au pied de l'escalier se jettent malencontreusement dessus. Il s'effondre sous leur poids]
[Rose, l'escalier s'effondrant sous ses pieds] Aaaaah ! Oooh ! [Suspendue en l'air, au cordon téléphone] Magnez-vous, tas de feignants ! Mais magnez-vous !
[Bosquier, reconnaissant ses élèves] Mais ils sont tous là ! On se retrouvera à la rentrée...
[Attention, m'sieur le directeur !] Aaaaah ! [Rose lui tombe dessus] |
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Bosquier rentre du Havre, tenant Shirley par l'avant-bras. Il porte toujours son déguisement de docker.
[Bosquier] Allez vous changer ! Allez vous changer, mais attention hein ! Changez-vous en bibliothèque rose, hein, allez yop !
[Isabelle hurle] Aaaaaah ! Mon Dieu ! [C'est moi !] Non, c'est pas vous ! [C'est moi !] Non, c'est pas vous !
[Il retire sa casquette, laissant entrevoir sa calvitie] Voilà, c'est moi ! [Ah oui, c'est vous !]
[Il remet sa casquette] Nan, c'est pas vous ! [Elle reprend ses esprits] Charles, pourquoi ce déguisement ?!
[Bosquier] Bon, allez occuper Mac Farrell ! Qu'il rembarque sa fille, et il nous renvoie Michonnet ! [Oh mais Charles...] Faites-le patienter, racontez-lui n'importe quoi ! |
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[Mac Farrell, énervé, avec l'accent] Bosquier !
[Bosquier] My dear friend...
[Mac Farrell, désignant Philippe] Who is this?!
[Bosquier] Mon fils, Philippe, il va vous expliquer...
[Philippe] J'ai envoyé un camarade à ma place, Stéphane Michonnet !
[Mac Farrell le pousse] Oh you, shut up! Get out of here!
[Bosquier le défend] Oh vous, je vous interdis de bousculer mon fils, hein !
[Ils se disputent]
[Bosquier] Mais Michonnet n'est pas venu dans le lit de cette chère enfant !
[Philippe, qui n'est apparemment pas au courant] Papa, tu exagères !
[Il le chasse. Il se rend dans le couloir, où il croise Michonnet] Michonnet ! On a un compte à régler ensemble !
[Michonnet] Oui bah, t'énerves pas, on est dans le même bain, hein !
[Philippe] J'aimerais savoir si vous étiez dans le même lit !
[Ils se disputent, tout comme les deux hommes dans la pièce à côté]
[Michonnet] Fous-moi la paix, hein ! Y'en a marre, hein, y'en a marre !
[Philippe] Tu vas parler, hein ! J'te l'conseille !
[Michonnet] Non mais dis donc ! Tu me fais venir, faut que je me fasse passer pour toi, faut que je me mette à ta place, à la place de Philippe Bosquier... Toi, pour me remercier, tu m'engueules... merci !
[Shirley arrive en courant pour calmer Philippe et Michonnet] C'est toi, Philippe Bosquier ? Oh, it's wonderful!
[Ils se calment] Tu étais jaloux, dis ?
[Philippe] T'as pas fait ça, c'est pas possible ?!
[Shirley] Non ! Mais je suis contente que tu étais jaloux ! Moi je suis jaloux avec toi aussi ! Seriously!
[Philippe] Mais à quoi ça rime, cette mise en scène ?!
[Shirley, gênée] Oh, je... j'étais fâchée avec ton papa, alors, pour l'embêter... [vers Michonnet] et puis... [vers Philippe] Oh, I'm sorry, darling!
[Philippe, à Michonnet] C'est vrai ? [Bah oui, c'est vrai...]
[Les deux pères, à côté, continuent de se chamailler. Ils en viennent à retirer leurs vestes]
[Philippe] Alors, vous savez ce qui vous reste à faire ? Aller dire toute la vérité ! Allez !
[Ils arrivent dans la salle. Mac Farrell les voit] And you, get out of here too!
[Bosquier] Michonnet, espèce de petit saligaud, sortez d'ici, allez hop !
[Shirley, paniquée] Oh no, no, no, no, please, don't fight! It was all my fault, you see... it was a joke! There never was anything between Michonnet and myself... really! It was a joke!
[Bosquier] Qu'est-ce qu'elle dit ?
[Michonnet traduit] Oui, tout ça, c'était pour rire, il s'est rien passé... excusez-nous...
[Mac Farrell saisit une Bible] Swear! On the Bible!
[Shirley] Oh, I swear!
[Bosquier] Attendez une seconde, pardon... [il prend la Bible] Jurez-le sur la Bible, vous !
[Michonnet] Oh, je le jure, m'sieur le Directeur !
[Les deux hommes se sourient] Nothing happened...
[Bosquier] Il s'est rien passé, alors... Rien ? [Rien ! Rien du tout...]
[Bosquier] C'est de ma faute... [oh no, no, no...] si, si, si, c'est de ma faute ! [...]
[Pendant qu'ils s'excusent mutuellement, Shirley s'éclipse, et se jette dans les bras de Philippe]
[Michonnet] Non mais vous êtes dingues ! Ca se tasse, c'est pas le moment d'en remettre ! [Ils s'embrassent]
[Michonnet les interrompt] Mais arrêtez ! Arrêtez, c'est encore moi qui vais dérouiller ! [Ils rient] |
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Bosquier et Mac Farrell tentent de colmater les fuites qu'ils ont provoquées dans sa fabrique de whisky. Shirley et Philippe accourent pour les aider.
[Bosquier] Je suis Français, moi, Monsieur ! Je veux bien me noyer dans le Beaujolais, mais pas dans un océan de whisky écossais !
[Mac Farrell] Go away, Bosquier! [...] Je vais mourir ! [Mais non, mais non, il faut tenir ! Il faut tenir !]
[Shirley et Philippe tentent de les raisonner]
[Philippe] Papa, j'te promets de travailler mon anglais ! On se mariera plus tard !
[Bosquier] Foutez-moi le camp ! Foutez-moi le camp ! Allez vous marier ! A la mairie ! Foutez-moi le camp ! En voilà assez ! Foutez le camp ! Saligauds ! Foutez-moi le camp ! Saligauds ! Saligauds ! Foutez-moi le camp ! [...]
[Dehors, Shirley et Philippe rient] |
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