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Le Glaude, qui a lu dans le journal un article sur le diabète, s'inquiète pour sa santé. Il se rend chez le médecin...
[Le médecin] Vous avez droit à une shoppine, M. Ratignier !
[Le Glaude, interloqué] Par repas ?!
[Le médecin, plus ferme] Ah, non ! Par jour ! [Le Glaude] Pffffrrrrr !
[Le médecin] Que buviez-vous, quotidiennement ?
[Le Glaude] J'sais pas, moi... Cinq, six litres ! Comme le Bombé !
[Le médecin, en hurlant] MAIS VOUS ÊTES FOU ! [...] [Le Glaude, effrayé par le diagnostic, rentre chez lui et fait part de sa visite médicale à son ami, Le Bombé]
[Le Glaude] J'aurais jamais dû le lire, ce journal ! On l'savait, pourtant, que c'était que des menteries dans les journaux ! Des âneries de député, pour embêter l'pauv' monde ! [Il chiffonne le journal, de rage] |
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| Le Bombé s'apprête à verser un verre à son acolyte. Celui-ci, anéanti par les ordres du médecin, refuse.
[Le Glaude] Mmmnh, non, non, j'en veux pas, j'en veux pas ! [Le Bombé croit qu'il refuse à cause d'une mouche qui est tombée dans le liquide] Boah, c'est qu'une mouche ! Si t'as peur qu'el' t'bouche l'derrière...
[Le Glaude, interloqué] Mais c'est pas pour la mouche ! Les mouches, même, ce s'rait moins nuisible que l'pinard pour c'que j'ai !
[Le Bombé] Quoi donc qu't'as d'nouveau d'puis hier ? [Le Glaude, soupirant] Ah !
[Le Bombé] Bah que donc ?
[Le Glaude] Oh ! J'ai l'diabète ! [Le Bombé] Où donc qu't'as vu ça ? [Le Glaude] Dans l'journal ! [Le Bombé] Y parlent d'ton diabète dans la montagne ? [Le Glaude] Mais non, 'uti, y z'en parlent en général dans un article ! Et y'a du particulier, dans ce général-là ! [Le Bombé, qui comprend toujours pas] Eh ben, alors ? [Le Glaude s'énerve] Eh bah eh alors ! Ma tante Augustine, qui avait du diabète dans tous les coins, on lui a enlevé un oeil... [il imite l'ablation d'un oeil avec sa main] Paf ! Elle est morte... Mon cousin germain, Benoît, il était tout p'tit, comme ça.... bah lui aussi, il y a eu droit au diabète ! Alors on lui a enlevé un oeil... [il imite de nouveau] Wlouf ! Il est mort ! Alors, un et un, pour moi, ça fait... deux !
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| [Le Bombé se lève] Mais tu me r'tardes ! L'heure, c'est l'heure ! C'est l'heure du perniflard ! J'va m'enfiler une larmichette... si l'odeur te dérange point pour ton régime ! [Le Bombé se rend à l'extérieur pour préparer son perniflard. Il puise de l'eau dans son puits.] [Le Bombé] Euh, l'Glaude ! Mon eau, sans m'vanter... C'est la meilleure du coin, pour la soupe, et pour l'perniflard ! Y'a là-d'ssous, une nappe phréatique, comme y'a point dans tout l'Allier ! Quand j'pense que t'as supprimé ton puits pour l'eau du robinet, ça m'fait sortir d'ma culotte à r'culons ! [Le Glaude] Beuh tu sais bien qu'c'est la Francine qui la voulait sur l'évier ! Les bonnes femmes, y leur faut tout l'confort moderne, maintenant ! [Le Bombé] Ah ! Y leur faut même la qualité !
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| [Le Bombé] L'Glaude ! L'Glaude ! Mon eau ! Elle a une température de haute précision, pour l'perniflard ! Au degré près... Si c'est glacé, ça t'tranche l'ventre ! Mais là... ça t'descend dans les boyaux, comme la rosée du matin sur les feuilles... R'garde donc... [Le Glaude l'ignore] R'garde donc ! [Il boit et le nargue] Oh c'est-y bon, mon Glaude ! R'garde ! [Le Glaude craque et se met à courir vers lui pour en avoir un verre]
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| [Ils boivent en observant les étoiles, lorsque soudain, Le Glaude se met à péter grassement.] [Le Bombé, impressionné, l'applaudit. Puis se met à péter encore plus violemment.] [Le Glaude, encore plus impressionné, l'applaudit à son tour.] [Le Bombé secoue son béret face à lui pour chasser l'air vicié] Ouh ! Pfffrt... c'est point t'nable ! Faut changer d'air ! Oh, Oh... Oh ! Oh Môman ! [Le Glaude est mort de rire]
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| Le Bombé, qui a joué de l'accordéon pour brasser de l'air après leur concours de pets, a ravivé des souvenirs de jeunesse dans l'esprit du Glaude. Il pense à sa femme, décédée dix ans auparavant. [Le Glaude] Maintenant mon Cicis, y'a plus d'valse brune... Y'a plus que deux chevaliers, cons comme la lune, sous la lune ! [Il sanglote] [Le Bombé] Oh, tu vas pas t'mettre à pleurer ! S'pèce de... de chimpanzé ! [Le Glaude] Mais elle me manque, ma Francine ! Qu'est-ce que tu veux... les femmes, c'est des choses qui arrivent qu'aux vivants... [Pour lui changer les idées, Le Bombé détourne la conversion] Ah, r'garde ! [Mmh ?] C'est quand même ben foutu les étoiles ! [Le Glaude] Oh, il parait qu'il y en a des milles, des milles, des... [Le Bombé se lève et l'interrompt soudainement] Oh, écoute donc voir là, écoute donc voir, l... [il se remet à péter de plus belle] [Soudain, un orage éclate. Dans le ciel, un violent éclair apparait] [Le Glaude renchérit, et se met également à péter. L'orage est de plus en plus violent. Ils courent s'abriter dans leurs maisons respectives.]
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| [Le Glaude est en train de s'endormir, lorsque La Denrée débarque du ciel en soucoupe voulante] [Etonné, il se lève, l'observe en train d'aterrir... puis, voyant qu'il s'approche de sa maison, il saisit un fusil et ouvre la porte en le pointant vers lui] [La Denrée] Brblblbrblblblbrblblblbl... [Regard étonné du Glaude] [La Denrée] Brblblbrblblblbrblblblbl ! [...] [La Denrée] Brblblbrblblblbrblblblbl ! [Le Glaude, résigné] Allez, entre !
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La Denrée, pour justifier sa venue sur Terre, fait écouter au Glaude un enregistrement du concours de pets.
[Le Glaude n'en croit pas ses oreilles] Oh ! Mais... c'est moi et le Bombé ! Tu... tu nous as écouté péter de là-haut ?! [Il acquiesce] [Le Glaude poursuit] Mais qu'e'qu't'as cru ? T'on t'appelait ?! [Il continue d'acquiescer] [Le Glaude n'en revient toujours pas] C'est vrai ?! [Il confirme] [Le Glaude, abasourdi] Eh bah, si on peut plus péter sous les étoiles sans faire tomber un Martien, il va nous en arriver des pleines brouettes ! Sacré nom di diou ! Tu m'as foutu une sacrée soif avec toutes tes excentricités ! |
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| Après le départ de La Denrée, le Bombé, momentanément immobilisé par un gadget extraterrestre alors qu'il venait de découvrir la soucoupe, se réveille brutalement.
[Le Bombé, effrayé] L'Glaude ! Y'a une soucoupe dans ton champ ! L'Glaude ! Y'a une soucoupe dans ton champ ! [Le Glaude] Gueule pas comme ça ! [Le Bombé] Euh... j'te dis qu'y a une soucoupe ! Là ! Dans ton champ ! [Le Glaude] Qu'es' tu m'chantes avec ta soucoupe ?! Quelle soucoupe, d'abord ?! [Le Bombé] Volante ! Une soucoupe volante ! T'as jamais entendu causer des soucoupes volantes, non ?! [Le Glaude] Mais ça existe pas, les soucoupes ! [Le Bombé] Combien qu'tu paries ? Un litre ? [Le Glaude] Trois ! [Le Bombé] Trois ? T'as dit trois litres ? Eh bah, comme ça ! J'avais envie d'pisser... comme il faisait beau, j'me suis dit, "va donc pisser dehors ! Ca t'changera du pot de chambre"... Je sors, et que donc que j'vois, une soucoupe ! Là, dans ton champ ! Ca m'a coupé l'envie, j'ai couru te l'dire ! [Il cherche la soucoupe] [Le Glaude s'énerve] Où qu'elle est, ta soucoupe ?! Hein ? Tu m'la montres ?! Hein ! [Il doit se rendre à l'évidence : il ne la retrouve pas] Bah, elle y est pu... [Le Glaude trouve une justification] T'as dû faire un cauchemar, quoi... ça... ça arrive ! De quoi qu't'as soupé, hier ? [Le Bombé] Un pied d'cochon ! [Le Glaude] Pfffrrrt ! Y'a pas plus lourd pour l'estomac, là, boum ! Alors, ta soucoupe... c'est l'pied d'cochon !
[Le Bombé ne croit pas à sa théorie] Elle était... elle était blanche comme du chrome ! Elle faisait ben 3-4 mètres d'tour ! Elle était ronde comme un fromage d'vache ! Elle était belle comme un nichon d'femelle ! Elle était là, elle était là... [il retourne à l'endroit où il l'a vue] [Le Glaude se fout de lui] Qu'e'qu'tu cherches ? Qu'e'qu't'as trouvé ? Tu veux une petite pé-pelle ? [Le Bombé s'énerve] MERDE ! El' 'tait là ! J'oublierai jamais d'ma vie, el' 'tait là ! Là, là, là ! [Le Glaude revient vers lui] Mon petit Cicis, tu bois trop ! [Le Bombé] Fous-moi la paix ! [Le Glaude] On commence par voir des soucoupes, et on finit par voir des rats, se balader sur l'édredon ! [Le Bombé] Fous-moi la paix, que j'te dis ! J'avais point bu ! [Le Glaude, lassé] Bon, écoute, c'est pas tout ça... moi, j'me r'couche ! Voilà ! J'vais pas passer ma nuit comme toi, à galoper les Martiens ! [MERDE !] [Ils rentrent chacun chez eux. Puis, sur le pas de leur porte, s'échangent une dernière phrase.] [Le Glaude] Et t'oublieras pas qu'tu m'dois trois litres ! [Le Bombé] Trois litres de pisse ! Trois litres de pisse, que t'auras !
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| Le Glaude se rend sur la tombe de son épouse, décédée dix ans plus tôt. [Le Glaude] C'est pour toi, la Francine ! Un beau géranium ! [Il fait comme si elle lui parlait] Hein ? Eh bah, à part ça, y'a rien d'neuf ! Mais, q.. qu'e'qu'tu veux qu'y ait d'neuf ? Bah, oui, quand ça va pas, faut y faire aller... [Il se souvient soudainement de sa rencontre avec la Denrée] Oooh ! Y'a un Martien qui est venu à la maison ! [Il s'interrompt, puis reprend] Ah, pas du tout ! J'avais pas bu ! J'avais pas bu, ça, je te le jure ! Depuis qu't'es défunte, j'ai pas bu un seul canon ! [Il bafouille] [Il prend congé] Bon, écoute, alors, à un de ces prochains matins, et amuse-toi bien ! [Ohpf !] Amuse-toi...
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| Le Glaude fait découvrir la fameuse soupe aux choux à son invité. [Le Glaude] La soupe aux choux, mon Blaise, ça parfume jusqu'au trognon ! Ca fait du bien partout où qu'elle passe dans les boyaux... ça tient au corps... ça vous fait même des gentillesses dans la tête ! Tu veux que j't'y dise ? Ca rend meilleur !
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| Le Glaude et le Bombé discutent de l'existence de la soucoupe. [Le Glaude] Tu peux pas penser à aut'chose, nan ? [Le Bombé] Non ! [Le Glaude] Ca t'travaille, hein ! [Le Bombé] Oui, parfaitement, ça m'travaille ! J'ai l'air d'un con dans tout Jaligny ! [Le Glaude] Tu l'avais déjà ! [Le Bombé] C'est ben possible, mais maintenant, y z'ont des raisons ! [Le Glaude] Tu veux qu'j'leur dise que j'l'ai vue, ta soucoupe, comme ça, on s'ra deux à passer pour des cornichons ! [Le Bombé] Oh, c'est ben brave, mais c'est pô la peine ! [Le Glaude] Allez, viens boire un canon ! [Le Bombé] D'accord, pis après j'va m'pendre ! [Le Glaude, choqué] Tu vas pas t'pendre ?! [Le Bombé] Mon loulou, mieux vaut la mort que l'déshonneur ! [Le Glaude, ferme] T'as pas l'droit d'te supprimer, Francis ! [Le Bombé, étonné] C'est ben la première fois qu'tu m'appelles par mon prénom, toi ! [Le Glaude] T'as d'la famille, t'as des voisins, t'as des amis, et je suis tout ça ! A moi tout seul ! [Le Bombé] Oh, tu penses ben qu'à toi ! Je souffre l'martyr, tu t'en fous pas mal ! C'que tu veux, c'est conserver ton bouffon, ton esclave ! Pour rigoler de ma bosse, parce que j'ai vu une soucoupe ! [Le Glaude, insistant] Allez, viens boire un canon ! [Le Bombé] J'ai point soif !
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| Le Bombé vient de rater sa tentative de suicide, et se plaint de douleurs après être lourdement tombé sur le sol. [Le Bombé] Oh, le Glaude ! A moi ! J'suis mort ! Oh ! Au s'cours, l'Glaude ! Oh, nom de Dieu ! [Le Glaude accourt dans la grange] Oh ! [Laisse-moi crever !] Qu'est-ce qui t'arrive, le Bombé ?! [Le Bombé] Oooooh ! J'me suis détruit, puis la corde a lâché ! J'me suis cassé les reins, comme du cristal ! Oh, j'va mourir, l'Glaude ! [Le Glaude l'aide à se relever] Ooooh, oh, là, oh, oh ! Oh, j'ai mal au cul ! Oh, mon Dieu, oh bon Dieu ! Oh, je... oh, j'ai t'y mal au cul, bon Dieu ! Oh ! [Il a du mal à respirer] Oh, oh... [qu'est-ce qu'y a, qu'est-ce qu'y a ?] Oooh, j'peux pu respirer... Dis-donc... j'aurais pu m'tuer, hein ! Appelle-donc les pompiers ! [Le Glaude] Au fait, t'as soif ? [Le Bombé] Oh, que j'ai t'y mal, mon Dieu ! Oh, oh ! [Il ne sent plus son dos] Eh, dis donc ! J'me suis pété la bosse ! J'me suis pété la bosse, j'la sens plus, ma bosse ! [Le Glaude] Mais non, mais non, rassure-toi, elle est là, tu s'ras pas défiguré, elle est là ! [Ohhh...] Tu vois qu't'es pas en mille morceaux !
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| Le Bombé ne s'est toujours pas remis de sa tentative de suicide. Pour le réconforter, le Glaude tente de faire venir la Denrée. [Le Bombé] Oh, mon Glaude ! C'est ben la première et la dernière fois que j'm'ouvre ! Mais j'ai ma conscience pour moi, j'l'ai vue, c'te soucoupe ! J'l'ai vue ! Avec mes yeux, j'l'ai vue ! [Le Glaude décide de faire venir la Denrée] On pète, Cicis ? On pète comme l'aut' soir ! [Le Bombé] Tu peux péter, toi, avec l'derrière en compote ?! [Le Glaude] Il faut qu'on pète ! [...] Mais pète-donc, nom di Diou ! [Le Bombé] Mais... mais j'en ai point l'coeur ! J'ai point l'moral pour ça ! Oh ! [Le Glaude regarde désespérément le ciel] Il faut qu'on pète ! Attends... [il lâche un petit pet] [Le Bombé renchérit, un grand sourire aux lèvres] Prrrrrrrrrrrrrffffffffrrrrrrt ! [le pommier, qui se trouve derrière lui, perd ses pommes face à cette déflagration] [Le Glaude] Oh, oh, mon pauv' Cicis ! Oh ! [Le Bombé, qui tente de se relever] Oh ! Ouh là !
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| Francine, l'épouse décédée du Glaude, a été ressuscitée par les pouvoirs extraterrestres de la Denrée. Son équipe la dépose en pleine nuit près de la maison du Glaude. [Francine frappe à la porte] Le Glaude ! Le Glaude ! Le Glauuuude ! [Le Glaude, inquiet] Y'a quelqu'un ? Qui c'est-y, qui c'est-y donc ? [Francine] N'aie pas peur, c'est moi ! La Francine ! [Le Glaude] Hein ?! [Francine] Ouvre-moi, le Glaude, y fait pas chaud ! [Il ouvre] Oooooooh ! [Il n'en croit pas ses yeux] C'est pas Dieu possible...
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